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EGYPTE

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Hommes et culture Egypte

Population

81 713 517 habitants.

Langue Officielle

La langue officielle est l´arabe.

Langue parlée

L´anglais est généralement compris. Le français fait encore partie de l´éducation de tout Egyptien cultivé.

Peuple

La population égyptienne est majoritairement composée du vieux fond chamitique (égyptiens, bédouins, berbères) auquel s’ajoutent des apports arabe et nubien. Les minorités (arméniens, italiens, français) ne dépassent pas 1% du total de la population.

Religion

L´Egypte pratique l´islam sunnite, branche largement majoritaire dans le monde musulman. Malgré la présence d´une minorité intégriste fort remuante, l´Egypte demeure un pays assez tolérant.
Les chrétiens coptes (le terme signifie égyptiens) représentent environ 8% de la population. Cette confession miaphysite (une seule nature - divine - du Christ incarnée) ne reconnaît pas l´autorité de Rome. On dit que l´église copte a été fondée par saint Marc en personne.
Il reste également environ 20 000 juifs, dont la situation est fonction des aléas de l’actualité.

Calendrier des Fêtes

Attention : les jours fériés sont calculés selon le calendrier grégorien. Les jours de fête religieuse, qui ne sont pas fériés, mais souvent chômées, sont calculés selon le calendrier lunaire.
1er janvier : Jour de l'an.
25 avril : Restitution du Sinaï (par Israël).
1er mai : Fête du travail.
18 juin : commémoration du retrait des Britanniques.
23 juillet : Fête nationale, jour de la Révolution (nassérienne).
6 octobre : Fête des forces armées.
24 octobre : Jour de Suez.
23 décembre : Fête de la victoire.

Histoire

Vers 4000 avant J.C., il existe déjà un royaume de Haute-Egypte (au sud) et un royaume de Basse-Egypte (au nord). En 3200, le roi Narmer réunit les deux couronnes. L’Ancien Empire sera le creuset de la civilisation égyptienne. Le système des hiéroglyphes est mis en place. Les pyramides de Saqqarah et du Caire sont édifiées pendant cette période (dont la divinité tutélaire est Horus, à tête de faucon). Et puis l’empire se morcelle. Mais, vers 2000, le Moyen-Empire débute, qui verra le transfert de la capitale à Thèbes (Louxor) et la mise en valeur du Fayoum et du delta du Nil. Amon, à tête de bélier, préside aux destinées de ces dynasties. Cela n’empêche pas l’Empire de se défaire à nouveau. Les Hyksos bédouins s’installent au nord ; les princes thébains règnent encore en Haute-Egypte. En 1500 cependant, le roi thébain Amosis écrase les Hyksos : le Nouvel-Empire va durer jusqu’en 945 avant J.C. C’est une période brillante pour l’Egypte, présente dans tout le Moyen-Orient. Les noms de Toutankhamon et Nefertiti illustrent la XVIIIe dynastie, celui de Ramsès II la XIXe. C’est l’époque de l’hérésie d’Akhenaton, qui prétend remplacer le culte d’Amon par celui du dieu solaire unique Aton ; l’époque aussi de l’Exode des Hébreux. Pourtant, l’Empire est affaibli par des déséquilibres internes ; au nord, des Berbères pénètrent dans le delta, les Nubiens font sécession au sud et, bientôt, les Perses raflent la mise. La situation demeure instable, jusqu’à ce que survienne Alexandre le Grand, qui balaie les Perses, se fait reconnaitre comme dieu et fonde Alexandrie. La mort l’emporte jeune et l’Egypte échoit à Ptolémée. Celui-ci reprend les choses où son mentor les a laissées : phare et bibliothèque d’Alexandrie, canal du Nil à la Mer rouge, restauration des grands sanctuaires. Les Grecs offrent trois siècles de grandeur à l’Egypte. Mais, hélas, leur dernière reine, Cléopâtre, manque de nez (quoi qu’on en ait dit) ; elle prend le mauvais amant et l’Egypte est colonisée par Rome. Pax romana donc et un évènement majeur, l’essor du christianisme, qui deviendra religion d’Etat. Ensuite, les choses iront leur train byzantin jusqu’à ce qu’en 639 les arabes envahissent le pays.

L’Egypte vit alors au rythme des dynasties arabes musulmanes : omeyyades, abbassides, fatimides (chiites) qui fondent Le Caire. Au XIIIe siècle, Saladin rétablit l’orthodoxie sunnite et contre les croisés (saint Louis est fait prisonnier à Mansourah). Puis les mamelouks prennent le pouvoir ; autoritaires et centralisateurs, ils n’en sont pas moins des entrepreneurs avisés et le pays tire bénéfice du commerce entre l’Orient et l’Occident, dont il est une plaque tournante. Mais l’ouverture de la route méridionale vers les Indes ruine le régime et, en 1516, les Turcs s’emparent de l’Egypte. Elle sera donc administrée par des pachas. L’expédition de Bonaparte (1798-1801) la remet au contact de l’Occident. Et l’Occident à son contact : l’égyptologie nait à cette occasion. L’Empire ottoman a été ébranlé dans l’un de ses jardins. Ce sont pourtant les Turcs qui installent le fondateur de l’Egypte moderne, le pacha Mehmet Ali. S’étant débarrassé sans états d’âme de mamelouks peu fidèles à la Sublime Porte, il consacrera 40 années au développement économique (irrigation, routes) du pays. Ses successeurs prirent le titre de khédive et s’assurèrent une autonomie de fait. En 1869, Ferdinand de Lesseps supervise le percement du canal de Suez. Le commerce reprend le chemin de l’Egypte. Les Anglais en prennent ombrage et s’installent en 1882. Ils imposent le protectorat en 1914, puis le font confirmer après que les Ottomans aient perdu la Première Guerre mondiale du côté allemand. Le haut-commissaire britannique est, dès lors, le patron de l’Egypte. Pendant ce temps, le mouvement national égyptien se développe. En 1922, l’indépendance est négociée avec les Britanniques ; la tutelle demeure. 1936, nouvel accord sur le retrait des troupes de sa gracieuse majesté : elles partent tout en restant. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Egypte est un bastion allié. La création de l’Etat d’Israël change la donne dans la région. L’Egypte participe aux guerres israélo-arabes dès 1948. Un coup d’Etat militaire chasse le roi Farouk en 1952 et, bientôt, Gamal Abdel Nasser (1918-1970) préside aux destinées du pays, dont il fait l’un des phares du tiers-monde. Il noue des liens étroits avec l’URSS et nationalise le canal de Suez, en 1956 (l’intervention franco-britannique échoue : fin d’une époque). Anouar el-Sadate (1918-1981) lui succède et sa politique marque une nette inflexion : partenaires économiques renouvelés et arrêt des conflits à répétition avec Israël (accords de Camp David en 1978, retour du Sinaï). Son assassinat en 1981 (situation intérieure tendue) consterne le monde. Hosni Moubarak (né en 1928) hérite d’un pays qui s’est acquis un vrai rang dans le concert des nations. Et qui s'est acquis une maturité politique suffisante pour lui signaler en 2011 que tous les règnes ont une fin. Depuis, le président Morsi (Frères musulmans), sorti des urnes, a été renversé et l’armée a repris les rênes.

Célébrités

Gamal Abdel Nasser (1918-1970) : le Raïs. Le jeune colonel Nasser prend le pouvoir en 1952. Nationaliste, laïc, marxiste, il assouplira, avec le temps, ses positions. Sa personnalité flamboyante en fit un des leaders du tiers-monde. Il a jeté les bases de l´Egypte contemporaine.

Naguib Mahfouz (1911-2006) : il fallait un prix Nobel à l´Egypte, ce fut Mahfouz (littérature, 1988). Ses romans décrivent une société égyptienne balançant entre deux civilisations. Mahfouz n´a pas révolutionné le style, mais la lecture de l’un de ses livres est toujours un moment de plaisir et d’intelligence.

Oum Kalsoum (morte en 1975) : la chanteuse arabe. Voix d’exception et flamboyante militante de la cause arabe. Passionnée à l´excès, elle ne s´est pratiquement jamais produite en Europe. Elle acquit, dans tout le monde arabe, une réputation à la mesure de son talent et eut, à sa mort, des funérailles nationales.

Dalida (1933-1987) : née Yolanda Gigliotti, au Caire, dans une famille italienne. Elle roulait les « r » comme personne, ou presque, n´ose plus le faire. Le « r » dalidien (que les linguistes nomment « apico-vélaire ») signale l´Egyptienne plus sûrement que le passeport. Figure de proue du trio des chanteurs français d´Alexandrie, qui comptait aussi Claude François et Georges Moustaki.

Omar Sharif (né en 1932) : il se dit égyptien, certains le prétendent libanais… Ne chipotons pas, ses prestations dans Lawrence d´Arabie ou Le docteur Jivago l’ont fait adopter.

Robert Solé (né en 1946) : Né en Egypte, journaliste au Monde, où il a remplacé Jean Lacouture, né à Bordeaux. L´un écrit sur Mehmet-Ali, l´autre sur Mauriac. L´un décrit le Nil, l´autre la Garonne. Contrairement aux apparences, Le Monde ne change pas...

Boutros Boutros-Ghali (né en 1922) : ancien secrétaire général de l´ONU (1992-1996). Infatigable combattant de la paix, il est l´archétype de l´Egyptien humaniste.

Savoir-vivre

Il est urgent d’aller en Egypte. Pourquoi ? Parce que c’est toujours aussi sublime, que la saison est idéale, que c’est moins cher que d’habitude et que l’on peut visiter les sites pratiquement seul ! Enfin, il n’y a aucun souci de sécurité. A tous ceux qui doivent partir et nous demandent s’il y a des risques, nous répondons « non » sans états d’âme. Nous avons de bons contacts sur place, qui nous informent jour par jour. Il n’y a aucun problème ; nos clients qui, pour certains sont partis avec leurs enfants, en témoignent. Alors, profitez de l’aubaine ! Contrairement aux apparences médiatiques, c’est vraiment le moment de partir. Enfin, ce faisant, vous conforterez le peuple égyptien, qui se désespère de ne plus voir de voyageurs ; vous l’aiderez à construire sa démocratie.

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Vous pouvez également noter les estimations suivantes (en livres égyptiennes), validées par nos spécialistes : porteur, 4 à 10 livres ; femme de ménage, 20 livres par jour ; « dame pipi », 2 livres ; gardien de site, 10 livres pour un travail satisfaisant ; guide, 100 livres par jour et par personne ; chauffeur, 60 livres par jour et par personne. Dans les petits hôtels, laisser l’équivalent de 60 livres par jour dans une enveloppe à la réception, cette somme sera partagée entre les membres du personnel. Cette pratique n’a pas cours dans les grands établissements internationaux. Pour le Sudan et la Flâneuse, tous les pourboires sont inclus dans nos prestations. Au restaurant, laisser environ 10% du montant de l’addition.

L´Egypte est un pays musulman et impose, à ce titre, le respect de quelques règles particulières de savoir-vivre :
- de façon générale, on se déchausse avant d´entrer dans une pièce ; c’est impératif lorsque l´on voit des chaussures déjà déposées près de la porte ;
- les femmes, en particulier, éviteront les tenues provocantes (mini-jupes ou décolletés plongeants) ; elles se couvriront la tête pour visiter les mosquées du Caire (dans ce seul cas) ;
- si l´on est invité à partager un repas familial, on attendra pour commencer que le maître de maison ait dit « bismillah » (« au nom de dieu ») ; on mangera de la main droite et on goûtera à tout sans pour autant se croire obligé de finir son assiette ;
- on ne photographiera jamais une personne sans lui en avoir demandé l’autorisation ;
- pendant le ramadan (jeûne), on évitera de boire, de manger et de fumer en public pendant la journée.

On n´hésitera pas à donner un bakchich si l´on estime qu´un service rendu le mérite. On se gardera pourtant de céder à toutes les demandes. Le bakchich doit correspondre à un service effectif. Ayez donc toujours de la monnaie en livres égyptiennes pour les pourboires et les menues dépenses (prix moyen d’un repas, 60 livres - 5 euros ; prix moyen d’une course en taxi, 20 livres - 1,5 euro).

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

D´abord, aucune antiquité. Comme nous l’a dit un Egyptien francophone : « Ici, c´est tout antiquitoc ! ». Ne craignez pas les interdictions de sortie du territoire pour les objets anciens, vous n´aurez pas l´occasion de les enfreindre. Sachez que tout objet ancien est neuf ! Et ne pensez pas que vous avez l´œil, que vous connaissez les patines... Les faussaires égyptiens les connaissent mieux que vous.

L´artisanat est très varié, comme dans tous les pays arabes. Les bijoux, en particulier, sont bon marché (or à 18 carats). Pour le reste (vannerie, dinanderie, tapis…) vous n´aurez que l´embarras du choix. Malgré tout, attention aux arnaques : vérifiez que les tapis soient bien noués à la main ; que les vases, en albâtre ou en métal, soient bien étanches... Ne prenez pas des vessies pour des lanternes : les marchands égyptiens inventent de magnifiques histoires pour vous faire croire qu´un objet est centenaire, voire millénaire. Mais, après tout, l´essentiel, c´est qu´il vous plaise !

Les épices sont innombrables et les prix tout à fait raisonnables, sauf pour les produits très rares ou d´importation lointaine, comme la vanille.

Le marchandage est une institution. N´hésitez pas à discuter longuement, les marchands adorent ça.

Cuisine

Il serait abusif de prétendre que la cuisine égyptienne soit la meilleure de Méditerranée orientale. Même si la base est commune (pois chiches, blé concassé, semoules, fèves) l´Egypte manque de quoi accommoder. Peu d´élevage (y compris de volaille), peu de pêche, pratiquement pas de gibier : n´attendez pas de miracles gastronomiques. Les Egyptiens se nourrissent. Comme partout dans la région, vous aurez droit aux traditionnels houmous (purée de pois chiches), tahina (purée de sésame) ou aux nombreuses soupes, dont les recettes varient en fonction des ingrédients disponibles. Le repas est souvent servi dans de petits plats comme les mezze libanais. Mais vous ne mourrez pas de faim : dans les petits restaurants de campagne, demandez donc le foul, sorte de soupe tirant sur le ragoût, auprès de laquelle la potée auvergnate semble une spécialité de régime.

Boisson

L´eau, bien entendu. De préférence en bouteille capsulée, la nappe phréatique n´étant pas exempte de pollution. L’eau courante, officiellement potable, n’est pas aux normes européennes.

Le thé et le café sont deux vieux compagnons de l´Egyptien. Le premier est servi brûlant, parfois à la menthe (mais il faut le demander expressément) ; le second est préparé à la turque. L’un et l’autre sont servis sucrés.

Les jus de fruits frais sont innombrables, délicieux et servis glacés. Mais souvent allongés d´eau (voir le premier alinéa). En conséquence, choisissez d´abord le lieu où vous les boirez.

La boisson phare est le karkadé, infusion de fleurs d´hibiscus, servie soit chaude, soit glacée. Chaude, vous êtes sûrs de son innocuité. Et c´est excellent contre l´hypertension.