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CAP VERT

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Hommes et culture Cap vert

Population

508 659 habitants (2010).

Langue Officielle

Portugais et créole capverdien.

Langue parlée

Près de 99% des gens ont le créole capverdien pour langue maternelle. Le portugais est appris à l’école et ne concerne vraiment qu’une petite partie de la population (petite partie qui, elle-même, pratique le capverdien). Ce créole (portugais et langues africaines) est ancien ; il connait diverses variétés (mutuellement compréhensibles), regroupées en créole des îles-sous-le-Vent et créole des îles-au-Vent. L’officialisation du créole de Sao Tiago rencontre de vives résistances dans les autres îles. La forte communauté sénégalaise a le français pour langue véhiculaire.

Peuple

80% des Capverdiens sont des métis d’Africains et d’Européens. Les 20% restant sont africains, Chinois (depuis le milieu des années quatre-vingt-dix), blancs d’origine portugaise…

Religion

Plus de 90% de catholiques, la colonisation portugaise est passée par là. Pour le reste, des églises pentecôtistes ou évangéliques ; une petite communauté musulmane sénégalaise ; des autels bouddhiques dans les restaurants chinois…

Calendrier des Fêtes

5 juillet : fête de l’Indépendance (1975).

Histoire

Quels furent les premiers navigateurs à aborder au Cap-Vert ? Phéniciens, Wolofs, Arabes, Chinois sont sur les rangs… Ce qui est sûr, c’est que les îles sont inhabitées lorsque les Portugais débarquent, à partir de 1456. Six ans plus tard, ils fondent Ribeira Grande (actuelle Cidade Velha, sur Sao Tiago). Bien situé entre Europe, Afrique et Amérique, l’archipel devient rapidement une plaque tournante du commerce triangulaire. Sir Francis Drake, qui mêlait exploration et piraterie dans un style bien de son temps, met à sac Ribeira Grande en 1582 et 1585. Puis, les échanges transatlantiques reprennent, dont les Africains font les frais. Au début du XVIIIe siècle, la capitale est transférée à Praia. La traite tourne rond, mais les sècheresses se succèdent (les famines tueront 100 000 personnes en un siècle et demi). Et puis, le XIXe siècle voit se développer le mouvement anti-esclavagiste. L’Europe envoie désormais ses propres pauvres industrialiser les Amériques et les entreprises coloniales ont besoin de bras sur place. L’économie a changé et le Cap-Vert est ruiné. L’agriculture locale, la canne à sucre surtout, ne peut enrayer la chute. Les lignes maritimes transatlantiques vont un peu compenser : leurs bateaux ravitaillent à Mindelo (sur Sao Vicente). Cela dure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1956, le panafricanisme est dans l’air ; Amilcar Cabral fonde le Partido Africano da Independencia da Guine e Cabo Verde (PAIGC). Soutenues par l’Union-Soviétique, les forces du PAIGC vont mener une longue guerre de libération contre le régime d’Antonio Salazar (1889-1970). Après la révolution des Œillets, des pourparlers sont engagés. La Guinée-Bissau d’abord (10 septembre 1974), puis le Cap-Vert (5 juillet 1975) obtiennent l’indépendance. L’union entre les deux pays ne se fera pas. En 1980, le Partido Africano da Independencia de Cabo Verde rompt avec le PAIGC. Et impose un régime communiste au Cap-Vert. Le 28 septembre 1990, la règle du parti unique est abolie. L’année suivante, des élections sont organisées, que remporte le tout nouveau Movimento para Democracia.

Politique

La constitution en vigueur date de 1980, substantiellement modifiée en 1992. Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un quinquennat. Le parlement (Assemblée nationale) est monocaméral : 72 députés, élus pour cinq ans au suffrage universel. Le premier ministre dirige la politique nationale ; il est nommé par le président, sur proposition du parlement. La Cour suprême est la clé de voûte de l’organisation judiciaire.

Célébrités

Cesaria Evora (1941-2011) n’est pas uniquement un phénomène international, c’est surtout une grande chanteuse de morna, cette complainte capverdienne qui est bien autre chose qu’une version tropicale du fado.

Gregorio Vaz, Kodé di Dona (1940-2010) fut un maître du funana, musique rurale dans laquelle l’accordéon tient un rôle central. Des formes européennes (mazurka, valse, etc.) y rencontrent une virtuosité et une weltanshauung typiquement capverdiennes.

Amilcar Cabral (1924-1973) est né en Guinée portugaise de parents capverdiens, son influence sur le mouvement anticolonial fut profonde. Leader du PAIGC, il a mené la guérilla à la fois en politique et en agronome et a arrimé le Cap-Vert à l’Afrique.

Baltasar Lopes da Silva (1907-1989). On lui doit Chiquinho (1940), que beaucoup tiennent pour le plus grand roman de la littérature capverdienne. On lui doit également des travaux de linguistique sur le créole du Cap-Vert : O dialecto crioulo de Cabo Verde (1957).

Aristides Maria Pereira (né en 1923). Il fut le premier président du Cap-Vert. Et le seul, jusqu’en 1991. Non aligné, allié de la Chine et de la Libye, il sut donner assez de mou au régime pour que son communisme soit, au bout du compte, un socialisme à visage assez humain.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour avoir un autre point de repère, notez qu'un guide francophone peut toucher entre 4 000 escudos (37 euro) et le double (selon la charge de travail) par journée de travail effective.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le Cap-Vert mise sur le développement touristique et tout est fait pour qu’on s´y sente bien. La courtoisie est générale à l´égard des étrangers ; on aura donc à cœur de se mettre au diapason et de manifester respect et délicatesse aux Capverdiens. La nature de ces îles est particulièrement fragile et l´eau rare. Tout ce qui est fait pour éviter le gaspillage de l´eau va dans le bon sens.

La musique fait partie de la vie quotidienne ; les fêtes religieuses et profanes, qui sont nombreuses, donnent l´occasion d´entendre toute la palette des styles que maîtrisent les musiciens, amateurs comme professionnels (la différence n´est pas toujours nette : sachez, le cas échéant, vous montrer généreux).

L´objectif n´effraie pas les Capverdiens, au contraire, ils se prêtent volontiers au jeu photographique. Là encore, on fera preuve de tact.

En revanche, le marchandage ne fait pas partie des mœurs. On s'abstiendra donc.

Le soir, les restaurants sont ouverts entre 19h00 et 22h00 environ.

Achat

L’artisanat du Cap-Vert n’est pas aussi riche que celui des pays continentaux, comme le Sénégal par exemple. Mais il a de jolis objets à proposer. Selon les îles, les objets seront en céramique, en cuir, en fibres (tressées, tissées), en bois, en écorce de noix de coco. Si vannerie et poterie dominent, tapisseries, batiks et peintures ne sont pas sans intérêt. On peut également songer au grogue, le rhum local, au café, voire au fromage de chèvre !

Attention ! n’achetez jamais de carapace de tortue ou d’objets en écailles : les tortues sont protégées.

Cuisine

En règle générale, les hôtels disposent d’un restaurant. En ville, de nombreuses petites épiceries ou bars proposent des plats du jour (prato do dia) à midi. Le soir, on dîne plutôt au restaurant. Un conseil : dans les petits établissements, il peut être judicieux de commander son plat une heure à l´avance et de revenir à l´heure fixée pour le déguster. Les produits sont toujours frais et parfois longs à préparer. Les plats principaux sont bien garnis et constituent des repas à eux seuls (ils sont pour la plupart composés d’un poisson ou d’une viande accompagnés de riz, frites et légumes).
Poissons (thon, mérou, murène, requin…) et autres produits de la mer (langouste, poulpe…) sont de premier ordre, grillés, marinés, mijotés, sautés. Mais le plat national, la cachupa, est un ragoût de haricots blancs et de maïs, auquel sont ajoutés de la viande, de la charcuterie ou du poisson. C’est la variante locale des ragoûts de haricots portugais (qui ont aussi donné la célèbre feijoada brésilienne). La cachupa de la veille, sautée à l’oignon (cachupa refogada), servie avec un œuf frit, fait un roboratif petit-déjeuner. Le Cap-Vert doit aussi au Portugal la septentrionale morue (bacalhau).

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale (dument capsulée). On évitera également les glaçons. Les sodas se trouvent partout, comme la bière (blonde et portugaise dans la plupart des cas). Les terres volcaniques fertiles de Fogo ont permis une production viticole pas indigne du tout : le Manecom se décline en blanc, rosé, rouge et ne contient pas (ou peu) d’additifs chimiques. Une coopérative et une poignée de producteurs indépendants. L’île produit également un excellent café. Santo Antao et Sao Tiago sont les principales productrices de la boisson nationale : le grogue (rhum) ; fait de canne, nature, les estaminets l’achètent par bidons de 20 litres…