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CAMBODGE

Accueil > Cambodge > Hommes et culture Retour des temples d'angkor au golfe de siam

Hommes et culture Cambodge

Population

13 595 100 habitants (2009).

Langue Officielle

Le khmer (famille austro-asiatique).

Langue parlée

85% des Cambodgiens parlent khmer (langue non tonale, ce qui est rare dans la région ; écrite avec un alphabet dérivé la l’écriture pallava d’Inde du sud). Les langues minoritaires les plus importantes sont le vietnamien, le cham et le chinois. Le français est la langue étrangère la plus répandue (15% de locuteurs), suivie par l’anglais (5% de locuteurs).

Peuple

Les Khmers représentent 85,4% des Cambodgiens. Puis viennent 7,4% de Vietnamiens ; 3,5% de Cham : 3,2% de Chinois ; 0,2% de Kui ; 0,2% de Mnong… Khmers, Vietnamiens et Chinois vivent dans la plaine centrale ; les Cham, les Kui, les Mnong et les autres peuples anciens occupent les plateaux de moyenne montagne.

Religion

Le bouddhisme theravada est très majoritaire. C’est la « doctrine des Anciens », fondée sur un canon en pali, le Tipitaka. Pour cette tradition, il n’y a pas d’intercesseurs surnaturels, de bodhisattvas, et le monachisme est le chemin privilégié de l’Eveil (pour le fidèle de base, toutefois, l’offrande est la pratique essentielle). Le pays fut hindouiste du premier au XIVe siècle, ce dont Angkor témoigne généreusement.
Les Cham sont musulmans. De petites communautés catholiques khmères et vietnamiennes subsistent ici et là. Certaines minorités pratiquent encore des rituels animistes.

Calendrier des Fêtes

9 novembre : anniversaire de l’Indépendance (1953).

Histoire

Vers 3000 avant JC, des peuples migrent de Chine méridionale vers le sud : ils sont les ancêtres des Khmers et des Môns, qui vont s’installer entre le delta de l’Irrawaddy et celui du Mékong. Dès le premier siècle de notre ère, l’influence de l’Inde s’étend sur la région. Un royaume môn (du Fou Nan) apparait dans l’actuel Cambodge ; il connaitra sont apogée au Ve siècle. Au siècle suivant, des Khmers hindouistes (royaume de Tchen La) supplantent les souverains môns. Au VIIe siècle, le roi Jayavarman 1er règne dans la région d’Angkor. Mais, quelques décennies plus tard, le Tchen La se décompose et les Khmers doivent accepter la suzeraineté de Java. En 802, le roi Jayavarman II s’est libéré des Javanais ; il installe sa capitale au nord du Tonlé Sap et entreprend des aménagements hydrauliques de grande ampleur. Prémices d’un royaume hindouiste, qui ira vers sa plénitude dans un climat de complot politique permanent. Deux facteurs nouveaux apparaissent rapidement dans le paysage : le bouddhisme et les Cham. Ces derniers seront un long tracas pour les Khmers. Ils mettent Angkor à sac en 1177. Leur soumission se fera attendre. Au XIIe siècle, Suryavarman II a construit Angkor Vat, dédié à Vishnou. C’est pourtant sous un roi bouddhiste, Jayavarman VII (1181-1227), que l’empire aura sa plus grande extension. Et une nouvelle capitale : Angkor Thom. Aller trop loin est la destinée des empires : le déclin commence alors.

A la fin du XIIIe siècle, les Khmers sont tributaires des Mongols ; les Thaïs et les Lao s’émancipent. La restauration hindouiste échoue. En 1336, « Grand-père aux concombres sucrés », un roturier bouddhiste, monte sur le trône. Fin de l’empire hindouiste classique. Le Siam est la puissance du moment. Il attaque et prend Angkor (1351). Que les Khmers reprennent (1357). Le Siam prend Angkor Thom (1431). Les Khmers acceptent la vassalité. Au XIVe siècle, le bouddhisme theravada, prêché par des moines sri-lankais, s’est imposé. Les pays khmers entrent en décadence. Ils sont une espèce de Pologne que vont se disputer et se partager de puissants voisins. Une brève période de prospérité, au XVIe siècle, sous suzeraineté siamoise, ne peut masquer le phénomène. Dès le XVIIe siècle, les Vietnamiens contestent la domination siamoise et entament la colonisation du delta du Mékong. Le jeu d’essuie-glace est lancé (auquel les rois khmers assistent, à peu près impuissants) : le Siam est suzerain, mais le Vietnam impose un protectorat en 1771 ; le Siam rétablit sa suzeraineté 4 ans plus tard, mais, sous Gia Long (1762-1820), le Vietnam réimpose une tutelle. Les Khmers font le gros dos sous l’averse et perdent quelques provinces de plus à chaque grain. Entre 1834 et 1841, le nouveau taulier impose l’ordre mandarinal à sa conquête. En 1845, les Vietnamiens sont massacrés. Le Siam intervient. Pour éviter le partage définitif, le roi Ang Duong fait appel à la France. Echec.

C’est le roi Norodom 1er (1834-1904) qui signera un accord de protectorat avec la France, en 1863. Celle-ci avait pris pied au Vietnam au cours des années précédentes. Elle se réserve dès lors les affaires extérieures et laisse, à l’intérieur, les coudées franches au monarque khmer. La capitale est transférée d’Oudong à Phnom Penh. Le programme de réformes porté par Norodom 1er se heurte à la « nomenklatura » confucéenne. En 1904 et 1907, le Siam restitue les provinces de Battambang et Siem Reap. Dans le cadre de l’Union indochinoise, des travaux d’infrastructure sont engagés ; le pays reste toutefois à la traine du développement régional. En 1940, le Siam attaque le Cambodge. Les provinces recouvrées au début du siècle sont à nouveau cédées, malgré une contrattaque franco-cambodgienne victorieuse. Norodom Sihanouk entre en scène. Vichy administre jusqu’au 9 mars 1945 : les Japonais prennent la main. Sihanouk dénonce le protectorat. Le nationalisme khmer refleurit, qui sert momentanément les intérêts japonais. Au retour des Français, le roi manœuvre habilement et arrache l’indépendance (9 novembre 1953).

Le Cambodge rejoint les pays non alignés (conférence de Bandung, 1955) et connait une période de paix et de développement jusqu’au milieu des années soixante. Mais, le pays sert de point d’appui logistique au Viet Cong et va être aspiré par le conflit vietnamien. Sihanouk ménage les chèvres et les choux et finit, dans une situation épineuse, par mécontenter tout le monde. Il est renversé, le 18 mars 1970, par le général Lon Nol (1913-1985). Le mois suivant, Américain et Sud-Vietnamiens attaquent les bases Viet Cong au Cambodge. Les forces de Lon Nol sont prises en tenaille entre les Vietnamiens et les maquisards khmers rouges, qui, dès 1973, contrôlent 60% du territoire. Pendant que Sihanouk gesticule à Pékin… Le 17 avril 1975, les Khmers rouges investissent la capitale. Qu’ils vident séance tenante. Et débutent les quatre années de cauchemar du Kampuchéa démocratique. Décembre 1978, l’armée vietnamienne entre au Cambodge et balaie les Khmers rouges ; elle installe un de ses affidés, Heng Samrin (né en 1934), à la tête d’une nouvelle République populaire du Cambodge. A la fin des années quatre-vingt, une coalition hétéroclite (de Sihanouk aux Khmers rouges), appuyée par les Occidentaux, obtient le retrait des Vietnamiens. L’ONU prend en charge la réorganisation du pays (et la réinstallation des populations). En 1993, une assemblée législative est élue ; Sihanouk retrouve son trône ; Hun Sen (né en 1952) consolide son fauteuil de premier ministre. Les Khmers rouges conservent une organisation militaire offensive jusqu’en 1998.

Politique

Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle, dont la couronne n’est pas nécessairement héréditaire. Le parlement détient le pouvoir législatif ; il est à deux chambres : l’Assemblée nationale (123 membres, élus pour 5 ans) ; le Sénat (61 membres, élus ou nommés pour 5 ans). Le premier ministre, issu de la majorité parlementaire, est nommé par le roi. Les lois votées par le parlement doivent être approuvées par le monarque (symbolique : il ne peut pas refuser). Le Conseil suprême de la magistrature est la plus haute instance judiciaire.
Dans les faits, tout est verrouillé par le premier ministre Hun Sen.

Célébrités

Norodom Sihanouk (né en 1922) est l’incarnation d’un Cambodge souriant et souple, parfois un peu mièvre, aux prises avec une époque de fer. Ce roi chatoyant, dont l’impuissance semble avoir été la condition politique, mais qui sut se montrer insubmersible, est adulé par son peuple.

Pol Pot (Saloth Sar, 1928-1998) est le plus célèbre des élèves de l’Ecole française de radioélectricité (Paris), mais, hélas, il ne doit pas sa renommée aux compétences qu’il y acquit. Le régime politique qu’il mit en place après 1975 fut une expérience radicale, paranoïaque et meurtrière, dont le Cambodge se serait passé.

Sinn Sisamouth (1935-1975) a décliné le tourment amoureux sur toutes les musiques qui convenaient à son baryton (l’adaptation en khmer de House of the Rising Sun a fait date). Il devint ainsi l’idole des Cambodgiennes sixties. Il devint aussi l’archétype de ce que détestaient les Khmers rouges, qui ont tordu le cou au rossignol…

Preah Bat Ang Duong (1796-1860), roi du Cambodge de 1841 à sa mort. Dans des conditions politiques éprouvantes, il a entamé la modernisation du pays (relance du commerce et de l’éducation) et maintenu un semblant d’autonomie khmère. Il fut aussi un poète et romancier très respecté.

Son Ngoc Than (1908-1977) est le symbole du nationalisme cambodgien, et de ses méandres. Adversaire des Français, ministre de Sihanouk, puis de Lon Nol, pion des Japonais et des Vietnamiens, il s’est heurté aux mêmes blocages que Norodom Sihanouk. Mort en prison au Vietnam.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 2,5 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 1 euro au porteur, ou pour un service rendu. Le pourboire est rare au restaurant.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous servir d’autres repères, vous pouvez aussi noter qu’un guide francophone touche 4 900 000 riels (800 euros) par mois environ et un chauffeur, la moitié.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le salut traditionnel cambodgien est le sompiah, une inclinaison du buste les mains jointes. Plus l’inclinaison est profonde et les mains hautes, plus le respect est marqué. La poignée de main à l’occidentale est cependant devenue usuelle dans les relations commerciales ou administratives, pour les hommes comme pour les femmes. En public, on appellera les personnes « monsieur » ou « madame » Untel.
Comme partout en Asie, lorsqu’on est invité, il est de bon ton d’apporter un petit cadeau, signe de gratitude. Il doit être offert de la main droite.
N’omettez pas de vous déchausser avant d’entrer dans une maison khmère. De façon générale, on respectera la pudeur cambodgienne : il n’est pas décent, par exemple, d’être torse nu dans un lieu public. Pour les Occidentaux, c’est tenue correcte exigée, partout et tout le temps. A Angkor, les parties rénovées d’Angkor Vat et du Baphûon (Angkor Thom) ne peuvent être visitées que genoux et haut des bras couverts (ni shorts, ni débardeurs). La tête étant la partie sacrée du corps, il est mal venu de poser la main sur celle de son voisin, celui-ci serait-il un enfant. Pas plus qu’en Europe, on ne montre les gens du doigt. Et on ne photographie personne sans autorisation.

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha, voir ci-dessus). Bien entendu, on porte une tenue correcte (bras et jambes couverts).

Les offrandes : juste avant l’aube, la procession des moines en robe safran venant recueillir les offrandes dans les rues est un moment inoubliable. C’est le Tak Bat, dont les voyageurs veilleront à ne pas perturber le déroulement : on garde le silence et on évite tout contact avec les bonzes ; pour ne pas gêner la cérémonie, si on ne fait pas d’offrande (qui doit correspondre à une démarche religieuse personnelle) on se tient à distance dans une attitude digne et discrète - pas d’approche photo intrusive, ni de flash. En cas d’offrande, il vaut mieux acheter du riz au marché tôt le matin plutôt qu’aux revendeurs aux abords de la procession.

Nombreux sont les mutilés de guerre réduits à la mendicité, ne pas leur refuser une aumône.
Rester calme, éviter de hausser le ton. Ne pas contredire ses interlocuteurs.
On ne critique pas le roi : il est le symbole de l’unité khmère. Dans un tout autre domaine, il faudra éviter de tourner en dérision fantômes et revenants : les Khmers y croient beaucoup.
N’oubliez pas : le temps est élastique.

Achat

On trouve de jolies choses sur les marchés de Phnom Penh. Le krama, par exemple. C’est une étoffe à carreaux, que les Cambodgiens portent en écharpe, en turban, en ceinture… Il est traditionnellement rouge et blanc, ou bleu et blanc, mais les tisserands lui donnent désormais des couleurs très variées. Les kramas les plus beaux sont en coton et soie (ou en pure soie) et viennent de Kampong Cham. A cela, ajoutons bijoux d’argent, sculptures sur bois, objets en cuivre, peintures, reproductions de statues anciennes… Le marché Russe est le véritable Shopping Center de Phnom Penh.

Il est formellement interdit de faire sortir du pays des antiquités khmères : ne vous prenez pas pour André Malraux ! Ne tentez pas d’emporter un « caillou » ramassé dans un temple ou une sculpture ancienne achetée à un revendeur occasionnel, les douaniers de l’aéroport de Siem Reap savent leur métier…

Cuisine

La cuisine cambodgienne, tout en sachant préserver ses propres saveurs, a intégré des influences diverses : thaïlandaise, laotienne, française, indienne… Le riz est la base alimentaire. Le repas est généralement accompagné d’une soupe (samla). La soupe de porc au gingembre (samla chapek) est particulièrement savoureuse. Les Cambodgiens mangent beaucoup de poisson, que leur fournit le Tonlé Sap. Grillé, le poisson est coupé en morceaux, roulé dans une feuille de laitue, ou d’épinard, puis trempé dans une sauce de poisson fermenté (ou de crevette). Les curries khmers se distinguent par l’utilisation fréquente du lait de coco. Les salades, parfumées à la coriandre, à la menthe ou au thym citronné, sont fraiches et légères. Nouilles de riz à tous les coins de rue. Parmi les fruits, mentionnons le durian, dont l’odeur évoque une fuite de gaz dans le métro parisien, mais dont la texture est soyeuse et le goût singulier.

Boisson

L’eau du robinet est impropre à la consommation, on boira donc de l’eau minérale en bouteille (dûment capsulée). Ou alors des sodas. Ou encore de la bière (blonde et légère, Angkor n’est pas mal…). Eviter les glaçons, bien sûr. Tous les restaurants servent du thé (au jasmin, très souvent). Le café est fort, sucré et additionné de lait concentré. Dans la rue, les jus de fruit frais sont tentants, mais attention, ils peuvent être l’occasion de problèmes intestinaux qui gâcheraient le voyage.