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BURKINA FASO

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Hommes et culture Burkina faso

Population

14 902 785 habitants (2008).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

Le français a donc un statut officiel et international, mais il n’est réellement maîtrisé que par environ 20% de la population. Parmi la cinquantaine de langues parlées, trois sont « langues nationales » : le mossi ou mooré (langue véhiculaire à Ouagadougou) ; le dioula, langue du commerce (véhiculaire en Afrique de l’Ouest) ; le foulfoudé, langue des Peuls.

Peuple

Les Mossis sont majoritaires (53% de la population), puis viennent les Peuls (7,8%), les Gourmantchés (7%), les Gourounsis (6%), les Bissas (3%), les Lobis (2,5%)… On compte, en tout, une soixantaine d’ethnies.

Religion

Les chiffres disponibles sont contradictoires. Dans des proportions mal définies, animistes et musulmans sont les plus nombreux. Les chrétiens sont évalués entre 10% et 30% des Burkinabés (les catholiques étant majoritaires).

Calendrier des Fêtes

11 décembre : anniversaire de la proclamation de la République de Haute-Volta (1958).

Histoire

Les premiers agriculteurs s’installent au cours du premier millénaire avant notre ère et commencent à défricher la forêt. Les Mossis arrivent entre les XI et XIVe siècles ; ils fondent Kombemtinga (« Terre des guerriers »), future Ouagadougou, et quatre royaumes concurrents. L’un d’entre eux prendra Tombouctou en 1329. Au siècle suivant, les marchands dioulas, de langue mandingue, fondent, pour leur part, Bobo Dioulasso. Si le début du XIXe siècle est marqué par l’islamisation de l’est de la Volta par les Peuls et les Bambaras, la fin voit arriver les Français, qui occupent Ouagadougou en 1897 et signent un traité de protectorat avec le roi mossi. La région est rapidement annexée à la colonie du Haut-Sénégal et Niger (partie de l’Afrique occidentale française). Elle est peu mise en valeur, sert surtout de « réservoir humain » et, la Première Guerre mondiale venue, les Mossis seront versés en grand nombre dans les unités de tirailleurs « sénégalais », direction les tranchées. La résistance à ces enrôlements est aussi certaine que le courage des combattants. La colonie de Haute-Volta est instaurée en 1919, démembrée en 1932, puis reconstituée en 1947. Entre temps, les troupes allemandes, réduisant les maquis du Vercors, y auront retrouvé des « Sénégalais » voltaïques. 1958, la colonie devient une République autonome, dans le cadre de la Communauté franco-africaine. Deux ans plus tard, c’est l’indépendance. La révolte de 1966 marque peut-être la fin véritable de la période coloniale, mais n’ouvre pas une ère de stabilité : promesses non tenues et coups d’Etat militaires s’enchainent à un rythme soutenu. Pendant la période Sankara (1983-1987), la Haute-Volta devient Burkina Faso (Pays des Hommes intègres). Mais les mœurs politiques ne changent pas vraiment. Une timide libéralisation marque toutefois les mandats de Blaise Compaoré (né en 1951), qui engage également d’indispensables travaux d’infrastructure et redéfinit la politique extérieure du pays.

Célébrités

Thomas Sankara (1949-1987) : entre le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir (1983) et celui qui lui a coûté la vie, le capitaine Sankara a incarné une certaine intégrité africaine.

Adama Dramé (né en 1954) est un griot et percussionniste malinké. Formé selon les canons de la culture traditionnelle, il a pourtant porté son djembé sur les scènes du monde et on a pu l’entendre aussi bien avec la compagnie Royal de Luxe qu’avec les Percussions de Strasbourg.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

On veillera à respecter la sensibilité des Burkinabés : tenue vestimentaire décente (port du short, de la minijupe ou du débardeur est à proscrire) et comportement adéquat (se montrer courtois en toute circonstance, ne pas s’énerver, ne pas hausser le ton).

Achat

La variété des productions plaide pour l’habileté des artisans burkinabé. Le voyageur est donc confronté à un large choix : bronzes, sculptures sur bois (masques), vanneries, poteries, cuirs et peaux, instruments de musique (à Bobo Dioulasso)…

Cuisine

La cuisine burkinabé est à base de bouillie de mil, de maïs ou de sorgho, et de riz. On accommode ça avec de nombreuses sauces. La viande (poulet, pintade, chevreau…) est dégustée braisée ou grillée.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (dûment capsulée). On évitera également les glaçons.

La boisson nationale, c’est la bière. Brassée sur place (blonde, légère) ou importée. La bière de mil (le dolo) est une boisson traditionnelle, plus ou moins alcoolisée selon fermentation, toujours très consommée. Les sodas sont là comme partout, pour vous pourrir les dents et vous donner soif. Le café est soluble et le thé en sachet, mais, faits d’eau bouillie, ils sont inoffensifs…