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BIRMANIE

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Hommes et culture Birmanie

Population

47 758 181 habitants (2008).

Langue Officielle

Le birman (famille sino-tibétaine).

Langue parlée

Les trois-quarts de la population parlent birman. Pour le reste, on utilse d’autres langues de la famille sino-tibétaine : le shan (11%), l’arakanais (6%), le karen (5%), le jingpho (les Kachin, 2,5%) ; ou des langues austro-asiatiques : le pegu (les Môns, 3%), le vo (les Wa)… Ou indo-iranienne : le bengali, le népali…

L´anglais est assez communément compris. Le français est rare et timide, même en contexte touristique.

Peuple

La population birmane est composée de plus de cent trente peuples (dont une quarantaine à plus de 100 000 personnes). Les plus importants, en nombre, sont les Birmans (75% de l’ensemble), les Shan (11%), les Arakanais (6%), les Karens (5%), les Môns (3%), les Kachin (2,5%)… A cela, il faut ajouter 1 000 000 de Chinois et 800 000 Indiens. Karens, Kachin et Shan sont en rébellion contre l’autorité centrale.

Religion

89% des Birmans pratiquent le bouddhisme theravada (d’ancienne tradition) ; cette école engage le fidèle sur une voie de libération individuelle et refuse l’intercession de bodhisattvas. La vie monastique est considérée comme le plus sûr moyen de parvenir à la délivrance des maux du monde. Dans sa forme populaire, la pure doctrine est mâtinée de croyance aux esprits nat. Les chrétiens, surtout protestants, sont 4% et les musulmans, surtout sunnites, 4% (chiffre minoré, selon les autorités musulmanes). L’hindouisme trouve des adeptes dans la nombreuse communauté indienne.

Calendrier des Fêtes

4 janvier : jour anniversaire de l’Indépendance (1948).

Histoire

Les Môns arrivent dans les basses terres de l’actuel Myanmar à partir du 3e millénaire avant notre ère. Au IIIe siècle avant JC, ils fondent un royaume dans le delta de l’Irrawaddy. Au cours du siècle suivant, ils sont visités par des moines bouddhistes. L’influence des Môns s’étend à tout le sud birman ; cette domination va durer jusqu’au IXe siècle. Pendant cette période l’empreinte indienne est patente. Vers le VIIe siècle, les Pyus, venant des marches tibétaines, arrivent dans le Haut Myanmar. Ils pratiquent le bouddhisme théravada. Leurs cités-Etats prospèrent pendant deux siècles. Puis ils sont dispersés par les Birmans (ou Bama), autres migrants tibétains, qui fondent un royaume à Bagan. Le roi bama Anawrahta (1044-1077) s’empare des terres môns et unifie le pays (1057). Cent ans plus tard, Bagan a soumis une bonne partie de l’Asie du sud-est (premier empire birman, Bagan). Mais, au XIIIe siècle, voilà les Mongols. Ils envahissent le nord de l’empire, qui se disloque sous leur poussée. Quelques décennies plus tard, pourtant, les Birmans reprennent pied et fondent un nouveau royaume autour de la ville d’Ava (Haut Myanmar). C’est alors l’âge d’or de la littérature birmane. A la même époque (1369), les Môns renaissent à Pegu (Bago, dans le Bas Myanmar), qui devient un centre théravada important. En 1527, Ava est détruit par les Shan ; mais, en 1535, une nouvelle dynastie birmane s’établit à Taungu. Celle-ci met fin à l’indépendance de Pegu quatre ans plus tard et, sous Tabinshweti (1531-1550), réunifie le pays (deuxième empire birman, Taungu). Les caravelles portugaises touchent désormais le golfe du Bengale. Pour profiter de cette opportunité commerciale, la capitale birmane est transférée de Taungu à Pegu. L’empire devra cependant contenir l’agressivité des Européens et repousser plusieurs tentatives d’invasion. Dans le même temps, des dépenses somptuaires provoquent d’importantes révoltes populaires, qui mettent à bas la dynastie (1752). Repliés au nord, les Birmans refont surface rapidement et, entrainés par Alaungpaya, entament la reconquête ; ils reprennent Pegu et Yangon en 1759, exterminant les Môns. Le pays sera, une fois encore, réunifié par le fils d’Alaungpaya en 1767 (troisième empire birman, Konbaung). De 1766 à 1769, quatre tentatives d’invasion chinoises sont contrées au nord-est. Les frontières sont élargies dans toutes les directions. En 1824, un général birman s’empare de l’Assam. Konbaung se heurte alors à l’Empire Britannique.

En trois guerres, les Anglais (associés au Siam ou à la France) vont mettre la main sur le Myanmar : 1824-1826, reprise de l’Assam ; 1852, prise de Pegu ; 1885, conquête du nord. Les Birmans, repliés à Mandalay, ne peuvent rien empêcher. Le pays devient une province du Raj Britannique, avec Yangon pour capitale. La société traditionnelle est mise à mal par ces bouleversements. Si l’économie se développe, elle échappe aux Birmans au profit des sociétés anglaises. Inévitablement, la culture européenne crée de nouvelles élites ; inévitablement, ces élites se font les porte-parole de l’idée nationale. En 1923, une assemblée locale est élue. En 1930, le Thakin, organisation étudiante, puis nationaliste, est fondé, que rejoint Aung San (1915-1947) en 1936. En 1937, le Myanmar est détaché de l’Inde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la politique nationale entraine Aung San du côté japonais. Puis, le vent tournant, du côté des Alliés. Il négocie l’indépendance jusqu’en 1947. Les méandres, les tensions, les ambitions et les frustrations auront raison de lui : il est assassiné le 19 juillet 1947 par une faction rivale. L’indépendance est toutefois accordée, le 4 janvier 1948. La démocratie en a pour 10 ans. En 1958, le général Ne Win (1911-2002) est appelé aux commandes ; quatre ans plus tard, il fomente un coup d’Etat et met en place une dictature militaire « socialiste », qui ruine rapidement le pays. La situation se dégrade à un point tel que Ne Win est déposé par ses pairs (1988). Aung San Suu Kyi rentre au pays. Les militaires estiment pouvoir gagner des élections taillées à leurs mesures. Las ! L’opposition l’emporte. Alors, redictature.

Politique

L'Union du Myanmar (nom officiel de ce que nous appelons la Birmanie) est une dictature militaire.

Célébrités

Aung San Suu Kyi (née en 1945). On se rappelle l’image d’un Chinois face à un char au lendemain de la répression de Tian An Men. C’est assez la situation de la fille d’Aung San dans son pays. Son long combat pour la démocratie a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1991.

Than Shwe (né en 1933) est le patron de la junte. C’est un homme secret, qui semble avoir une idée simple de la politique : on ne discute pas avec l’opposition. Des Karens, dans les années cinquante, à Aung San Suu Kyi, aujourd’hui, il met consciencieusement cette idée en pratique.

Alaungpaya (1714-1760) est le fondateur de la dynastie Konbaung (3e empire birman) et un héros national. D’origine obscure, il se distingue contre les envahisseurs Môns et rallie les Birmans à sa personne. Yangon (« Fin du combat ») lui doit son nom.

Khun Sa (1923-2007) fut un seigneur de la guerre et des narcotiques dans la grande tradition (un croisement entre Lucky Luciano et Albrecht von Waldstein), mais avec lui le triangle d’or est passé à l’âge industriel. Un homme en qui culminent les ambiguïtés birmanes.

Nilar Win (né en 1960) est un champion de bama lethwei, la boxe birmane. On le tient pour le meilleur combattant des années 80, dans une discipline où, grosso modo, tous les coups sont permis, pourvu qu’ils soient portés avec les bras ou les jambes.

Savoir-vivre

Le pourboire, signe de contentement, est très pratiqué en Asie, il est toutefois laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, 2 à 3 dollars US par jour et par personne. Nous vous conseillons 4 dollars US par jour et par personne pour les guides anglophones et 5 ou 6 pour les guides francophones.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en estimer le montant. Pour vous servir d’autres repères, vous pouvez aussi noter qu’un guide francophone touche entre 35 et 45 dollars US par jour et un chauffeur, autour de 10 dollars US par jour.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

- On ne touche pas la tête de quelqu'un, même d’un enfant. La tape amicale dans le dos ne fait pas non plus partie des mœurs et on serre rarement la main des femmes…
- Pas de doigt pointé vers le visage de son interlocuteur, même pour marquer l’importance de ce que l’on dit : ce serait interprété comme une remontrance, voire une menace.
- En entrant dans une maison, en présence de l'hôte, se pencher légèrement. Nulle soumission là-dedans, mais un geste de courtoisie. Si vous en voyez une rangée près de la porte et qu'à l'évidence vous ayez affaire à un beau parquet ciré et à des tapis, enlevez vos chaussures. En revanche, si l'hôte est chaussé, ou si le sol le permet, vous pouvez les garder. On peut serrer la main de l'hôte, il n’est pas habituel de serrer celle de son épouse. Les cadeaux s'acceptent de la main droite.
- Comment appeler les Birmans ? Les anciens usages (encore en cours dans certaines régions du nord) interdisent d'appeler un notable par son nom, on l’appelle par sa fonction. Pour les gens importants, ou plus âgés, on fera précéder le nom par « U ».
- La politesse birmane ne permet pas, en principe, de manifester de la curiosité à propos de la présence insolite d'un étranger. L'apparente indifférence est un signe de bonne éducation. Mais les gens vous manifesteront pourtant presque toujours un certain intérêt teinté de gentillesse.
- Afin de ne pas heurter la pudeur des Birmans, éviter les marques trop prononcées d'affection ; ni étreintes, ni baisers en public.
- Au Myanmar, sous dictature militaire, on ne parle pas de n'importe quoi avec n'importe qui, ni n'importe quand. Et, notamment, pas de politique.
- Dans les pagodes et les temples (et souvent dans les monastères) il convient d’enlever chaussures et chaussettes non seulement à l'entrée de l'édifice, mais, très souvent, à celle de l'aire de la pagode. Même si des chaussures à semelle antidérapante sont vivement recommandées pour ce genre de visite, car, par temps humide, la mousse rend les briques et le marbre du sol passablement glissants. Pendant la visite, contourner les bouddhas par la gauche.
- Pour la photo, discrétion de rigueur. Avant de mettre un moine dans la boîte, lui demander son accord.
- On ne s'assoit pas dos au Bouddha et on ne pointe pas ses pieds dans sa direction, c'est très mal vu (de même, dans une grande pagode avec déambulatoire, en s'asseyant, ne pas tourner le dos au stûpa). Ne pas manquer de faire un menu don dans le tronc disposé à cet effet.
- En principe, on ne serre pas la main d'un moine. Et on s'assoit plus bas que lui. Les cadeaux s'offrent des deux mains. On ne donne plus de nourriture à un moine passé midi. Attention ! on ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine (elle fait partie de sa personne). Pour une femme, ne pas se trouver en situation de toucher un moine (mouvement de foule dans la rue, le bus, etc.).

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit… Bien entendu, on porte une tenue correcte.

Les voyageurs adroits pourront s’essayer au chinlon (ou cane ball), le jeu national. Il s’agit de jongler avec une balle de rotin tressé sans la laisser toucher le sol. Pour cela, on n’utilise que ses pieds et ses genoux...

Le thanaka. C’est le cosmétique exclusif des Birmanes ! Crème jaune pâle ou ivoire que l’on obtient en mélangeant à de l’eau l’écorce ou le bois râpés de certains arbres de la famille des Rutacées. Le thanaka est appliqué sur le visage et les bras ; il assure une protection contre le soleil et fait aussi office d’antiseptique. A tester !

Achat

Parmi les nombreux souvenirs que l´on peut rapporter du Myanmar, nous vous recommandons les laques, les ombrelles, les sacs shan, les objets en bois et les tapisseries.
Conseil : achetez vos pierres dans des boutiques agréées, cela vous évitera de mauvaises surprises à la douane. Lors du contrôle, la facture ne suffit pas : il faut produire en plus un certificat de garantie à en-tête du ministère des Mines (imprimé blanc et vert), que doit obligatoirement vous remettre le vendeur.
Dans le prix d´achat des gemmes, le poids (en carats) n’intervient qu’en troisième lieu, après la pureté et la taille de la pierre.

Cuisine

Le repas birman est très généralement composé d’un « curry » (de volaille, de chèvre, de poisson, additionnés de ngapi, omniprésente pâte de poisson) et de riz. Avec cela, divers condiments (le balachaung, par exemple, préparation de crevettes séchées et d’ail), des légumes sous diverses formes et des salades. Les échoppes de rues proposent en outre un large éventail de fritures, de nouilles, de brochettes… Enfin, le plat national est un petit-déjeuner national, la mohinga, soupe de vermicelles de riz et de poisson. Dans la région du lac Inle, on goûtera à la cuisine shan, variée et surprenante : riz fermenté, soupe aux fleurs d’acacia, salade de fleurs blanches ou… de fourmis rouges.
Les curieux pourront aussi manger du thé. Le lahpet est une macération de feuilles de thé additionnée d’huile de sésame, que l’on sert avec de l’ail frit, des crevettes séchées, des graines de sésame grillées, des cacahouètes…

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale, des sodas ou des jus de fruit (non allongés d’eau, sans glaçon, ni glace). Tout en bouteilles dûment capsulées. Le thé (vert) est la boisson nationale ; fait d’eau bouillie, il ne pose pas de problèmes particuliers. Le jus de canne à sucre frais est délicieux. On goûtera également la bière locale (correcte) : dans des conditions agréables, lorsque d’anciennes maisons de thé ont été converties en bars à houblon.