TIBET
Vaccins obligatoires
Pas de vaccin obligatoire, sauf fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de zones infectées. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
Il faudra, comme pour tous les voyages (et peut-être ici plus qu’ailleurs), vérifier qu'ont été faits, en l'absence d'immunité connue, les vaccinations (ou leurs rappels) contre : - diphtérie, tétanos, poliomyélite ; - hépatites A et B ; - coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage). Il est en outre souhaitable, car il s'agit souvent de voyages « difficiles », d'être immunisé contre : - typhoïde ; - méningite A+C, en période épidémique ; - rage ; - encéphalite japonaise (plus rarement, en cas de séjours prolongés en zone rurale, en période de mousson).
Paludisme
Absent au dessus de 1 800 m, le paludisme ne concerne pas le Tibet.
Autres risques
En suivant le mieux possible les conseils que nous vous avons donnés dans « Santé des voyageurs » sur les problèmes liés aux aliments, au comportement et à l'environnement, vous diminuerez la probabilité d'y être confronté. Les risques alimentaires sont fréquents pendant les treks, au cours desquels boire abondamment est une nécessité absolue. Si vous n'êtes pas sûr de l'eau qui vous est proposée, vous pourrez boire du thé. Respectez les règles habituelles de l´hygiène alimentaire : lavage des mains, aliments cuits et chauds. L'hygiène corporelle, des pieds en particulier, est, bien sûr, capitale.
Mais, le problème principal auquel sera confronté le voyageur est : l'altitude. Il nous parait indispensable d´insister sur les risques liés à la haute montagne. Il faut savoir qu'un séjour en haute montagne peut être une véritable épreuve et que, en prévision d’efforts au-delà de 3 500 m, il est important de tester les capacités physiques du voyageur. Plus que les examens classiques (électrocardiogramme, radiographie pulmonaire), qui ne révèleront que des contre-indications relatives, il faut faire évaluer, dans un centre spécialisé, la résistance de l'organisme à la baisse de la pression d'oxygène rencontrée en haute montagne (test à l'hypoxie). Cela concerne les trekkeurs plus que les voyageurs « motorisés », même si les passages de col à des altitudes inhabituelles peuvent être source d'inconfort. La sensibilité au mal des montagnes est individuelle, elle n'est pas fonction du degré d'entraînement ou de condition physique et elle peut être répétitive à même altitude pour un même sujet. Elle semble dépendre de facteurs constitutionnels encore mal définis aujourd'hui. La prévention du mal aigu des montagnes passe par l’observation de certaines règles, bien connues des montagnards chevronnés : - on se souviendra d’abord que, dans l'Himalaya, l'altitude n'est pas comparable à celle des plus hauts massifs alpins (les camps de base y sont installés plus haut que les plus hauts sommets européens) ; - il faut prendre le temps de l’acclimatation, en séjournant quelques jours à une altitude intermédiaire ; - entre 3 000 et 4 500 m, ne pas dépasser 300 m d'ascension par jour ; - au-delà, faire des paliers de 150 m maximum par jour ; - installer les bivouacs moins haut que l'altitude atteinte dans la journée : « monter haut, dormir bas ». Dès les premiers signes de mal des montagnes (maux de tête, nausées, fatigue intense, vertiges), il faut arrêter la montée, traiter les symptômes, boire abondamment et, en cas de persistance, ne pas hésiter à redescendre. L'apparition de ces signes doit être considérée comme une alerte et imposer l'arrêt immédiat de l'ascension et la redescente, sous peine de voir s'installer les redoutables complications que seraient l'œdème pulmonaire et l'œdème cérébral de haute altitude. Les traitements préventifs (acétazolamide et inhibiteurs calciques) pourront être conseillés par le spécialiste avant le départ. Les traitements (dexaméthasone, caisson hyperbare portable) ne seront utilisés que par des coéquipiers qualifiés (guides secouristes ou médecins). L'altitude peut exposer à 3 autres risques : - le froid et le vent, responsables de gelures et d'hypothermie ; - les chutes, responsables de fractures ou d'entorses ; - le soleil, dont vous devez savoir vous protéger ; tant du rayonnement direct, par des crèmes à très haut indice de protection (supérieur à 40), que de la réverbération, par le port de lunettes de type « intégral ».
Infos pratiques
Les installations médicales sont précaires, même à Lhassa. Il faudra, en cas de problème grave, contacter la compagnie d'assistance et les services de l'ambassade de France à Pékin (tél. 86 10 85 32 80 80 ; Web : www.ambafrance-cn.org/).
Observations
Chaque voyageur a désormais la possibilité de créer son « carnet de santé électronique » sur le site www.Carnet-Sante.com (téléchargement gratuit). Ce « carnet » permet de collecter les informations santé le concernant que le voyageur souhaite mettre en ligne : vaccinations, pathologies antérieures, traitements suivis, mais aussi coordonnées de proches à contacter, de son médecin traitant, des assurances (sécurité sociale, mutuelle, assistance). Les informations, protégées par un code d’accès personnel, peuvent être consultées à distance, sauvegardées sur ordinateur, transférées sur téléphone portable ou clé USB.
Questions / Réponses
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les news santé des voyageurs par le docteur Adida Si, après lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, consultez la rubrique du docteur Adida, notre médecin spécialiste des voyages
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